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"La méthode de travail de Mickaël Halley s'appuie sur un postulat : chaque peinture réalisée est chargée d'idées hétérogènes. Il ne souhaite pas produire un élément qui énonce un seul fait ou une seule position. Si l'on part du principe que l'artiste habite son oeuvre, il aime travailler à partir d'éléments qu'il a pu rencontrer et qui eux- même l'habitent. Ils ne sont pas des éléments intimes au même titre qu'un drame familial qu'on voudrait traduire, ils sont pour la plupart là contre leur gré, et contre celui de l'artiste, qui les aurait laisser s'insinuer presque accidentellement dans son oeuvre.

Ces éléments, signes visuels, sont, comme le dit Mickaël Halley, les dommages collatéraux d'une histoire personnelle floue. Par leur appartenance à nos vies quotidiennes, ils sont pourtant communs à tous. Musicien en même temps que peintre, Mickaël Halley aime distribuer les formes et les couleurs de ses espaces picturaux, à la manière d'une partition: il s'agit pour lui de "rejouer sans cesse ce qui nous entoure, comme un passeur de disque assemble des morceaux pour raconter son histoire, comme un musicien qui échantillonnerait des bruits des autres".

A l'issu de ce jeu, il existe un récit visuel ofert au public, dans lequel on décide de se laisser embarquer ou non, que l'on s'approprie ou non. On y perçoit plusieurs temporalités, plusieurs espaces, plusieurs points de vue. Si une histoire ne possède que très rarement une seule réalité immuable, elle n'en demeure pas moins celle de l'auteur qui livre là sa perception, sa compréhension - ou souvent incompréhension - du monde qui l'entoure."

Marie Andrée Malleville